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Homosexualité dans l'Histoire 

source: http://culture-et-debats.over-blog.com/article-11830361.html

L'homosexualité dans la Grèce antique vue par Bernard Sergent

Publié le 7 Novembre 2007 par Jean-Yves

L'homosexualité, loin d'être une simple déviance, était un élément fondamental de la culture des peuples de la Grèce archaïque (750 à 500 avant J.-C.).

 

Il y a près de 3000 ans, en effet, l'homosexualité avait un caractère initiatique, pédagogique, marqué par des rituels religieux et militaires.

 

Des similitudes de comportement dans la Perse du légendaire roi Cyrus, par exemple, ou chez les Germains et les Celtes des premiers siècles de notre ère, sembleraient attester qu'il s'agit d'une institution propre à certaines peuplades indo-européennes.

 

A l'époque archaïque, l'homosexualité – liée à la pédagogie et à l'initiation – était limitée en ce sens qu'elle concernait seulement les très hautes classes sociales.

 

Dans le mythe évoqué, Hyacinthe est fils de roi, et Apollon est un dieu, fils de Zeus. Le mythe se passe au coeur de la cité et donc pas du tout dans des milieux marginalisés.

 

La cité grecque était exclusivement masculine, la femme en était exclue, et marginalisée. C'est dans ce contexte très précis que l'homme plus âgé, en fait un jeune adulte de bonne famille, au maximum trente ans, était chargé de transmettre au plus jeune, un adolescent de douze à seize ans, toute sa vertu, toutes ses qualités. Donc une pédagogie au sens total du terme. Il s'agissait d'une duplication : l'adulte devait faire de l'autre son semblable.

 

Il s'agissait en fait de pédérastie et non d'homosexualité car en général les hommes, vers trente ans, se mariaient et avaient des enfants. Chez les Grecs anciens, non seulement le mot homosexuel n'existait pas, mais il n'avait pas d'équivalent. Le problème ne se posait pas. On n'était pas soit homo, soit hétéro. On était d'abord un pédéraste passif, adolescent, puis pédéraste actif un peu après et puis on se mariait. Il pouvait y avoir succession, mais un éraste pouvait avoir en même temps que son éromène une maîtresse. Pour un Grec ancien, il n'y avait pas d'opposition ou d'exclusion. C'était plutôt une évolution sexuelle. Du moins pour la période ancienne. Parce qu'à la période classique (500 à 350 avant J.-C.), ensuite, on verra apparaître une véritable bisexualité : un Grec normal aura alors une femme et aussi des maîtresses, des prostituées (des hétaires), et d'autre part il pourra avoir un jeune homme.

 

Rituels homosexuels dans la Grèce archaïque

 

Au début, la relation homosexuelle avait une forme assez brutale. Entre autre avec la pratique de l'enlèvement. L'éraste devait enlever celui qui devait devenir son éromène. Même si tout avait été préparé, ritualisé, l'enlèvement demeurait. Ce qui pouvait se rapprocher du rituel du mariage, car dans la société spartiate, par exemple, le mari devait officiellement enlever son épouse. Ensuite, toute une série d'épreuves attendaient le jeune homme. Il y avait le stage en brousse (cf. dans le mythe, Apollon qui emmène Hyacinthe à la chasse) qui durait deux mois. L'éromène devait accompagner son éraste dans tous ses exploits : chasses, mais aussi guerres. Plus tard, avec le développement de la cité, les choses se civilisèrent. Les rituels pédérastiques, fêtes et cérémonies, se célèbraient juste en marge de la ville. Par exemple, près de la tombe d'un héros.

 

La Palestre de Pompéi

 

Et puis, au début du VIe siècle avant J.-C., avec l'apparition des premiers gymnases, la pédérastie se rapprocha du centre de la cité. Ces lieux voyaient la prolifération de couples d'amants qui s'entraînaient ensemble. La naissance des palestres (gymnases) a sans doute été à l'origine de l'extension et du dévoiement de l'homosexualité, par rapport aux critères de départ. L'homosexualité s'étendit ainsi à toutes les classes. Les palestres devinrent des lieux de séduction et de drague. On vit aussi apparaître la prostitution masculine. C'est contre la perte du caractère sacré et initiatique de l'homosexualité que s'insurgeront, par la suite, les philosophes.

source: http://culture-et-debats.over-blog.com/article-11830361.html

 

 

Socrate, Platon, Xénophon, Aristote, loin de condamner l'homosexualité (elle faisait partie intégrante de leur culture), reprocheront aux adultes de s'intéresser plus aux corps qu'à l'âme des jeunes gens


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